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07 novembre 2009

La magdaléeenne

moreelse johan 1603-1634,marie madeleine repentante.jpg
Marie-Madeleine peinte par Johan Moreelse (XVIIe siècle)

Cette vision de Marie-Madeleine me paraît très audacieuse. D'ordinaire, le crâne que l'on représente avec elle illustre une Vanité, un choix à faire entre être ou apparaître. En tout cas une source de mélancolie. Ici Marie de Magdala semble avoir fait un choix. Être et apparaître. Et, sans ignorer ce vers quoi elle tend (sa jolie tête deviendra ce crâne), elle choisit de regarder vers l'avenir et la lumière. Elle choisit de s'appuyer sur l'objet mort, et de poser entre elle et lui un livre (la connaissance). Cela rappelle de façon trouble le Noli me tangere de Jésus ("Ne me touche pas").
Quel lien fait-elle entre l'amour et la mort, cette femme à la chair vivante bien que blafarde, à moitié recouverte par une couverture simple mais aux plis voluptueux ?
En tout cas grande modernité de ce regard sûr quoiqu'inquiet, ce front pur contracté par la détermination, ce menton pointu et buté, ce nez droit et franc, et enfin cette chevelure à la fois lourde et légère. Brillante et sombre.

Commentaires

Oui, une très belle image (au deux sens du terme) de ce que devrait être pour nous la mort: non un objet de terreur qu'on s'efforce d'oublier, mais le fondement même sur lequel notre vie s'appuie et bâtit son sens. Ce qui ne doit pas nous empêcher, comme tu le dis si joliment, de regarder ailleurs, vers la lumière. Merci pour cette vision.

Ecrit par : Pascale | 07 novembre 2009

Merci, Pascale. Je suis d'accord avec ce que tu dis.

Ecrit par : Florence | 07 novembre 2009

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