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11 septembre 2009

Y croire

Les copains, le soleil et Nabila, qui ne faisait partie que de la présélection, est désormais dans la sélection de 13 titres du Prix Bouquin Malin d'Oloron Sainte-Marie. Maintenant, c'est encore aux enfants de choisir. Je suis déjà tellement contente qu'ils me lisent !

Et avec la rentrée, c'est aussi le réveil des éditeurs. Ils se préoccupent de la saison des salons. Je serai donc à Aubagne, puis à Montreuil, pour Talents Hauts. On parle des projets en cours. J'en propose d'autres. Mais contraintes de format pour l'un, pour un autre mon sujet est trop grave (combien m'ont refusé Les copains, le soleil et Nabila pour cette raison ! Ainsi que La fille qui dort. C'est incompréhensible que ceux-là n'aient pas perçu tout l'humour et l'optimisme que j'y ai mis). Mais désormais je suis sûre de moi : je sais que ce que j'ai écrit vaut le coup d'être publié. C'est toujours améliorable, bien entendu, mais ça vaut le coup. Les refus ne me découragent même plus. Je ne les prends plus personnellement, mais comme un mécanisme complexe de marketing-intérêts commerciaux-coup de coeur. Je crois encore beaucoup, malgré tout, aux coups de coeur des éditeurs. En jeunesse, quelques-uns s'y laissent encore aller.  Parfois, ils en sont tout près, n'osent pas vraiment, c'est sans doute pour cela qu'il m'est arrivé des choses étranges : une éditrice qui m'écrit une lettre magnifique pour me dire qu'elle a aimé mon histoire, en finissant par une phrase où elle dit elle-même qu'elle ne sait pas trop pourquoi elle ne va pourtant pas la publier. Je garde la lettre précieusement. Une autre fois, une directrice de collection m'appelle un an après que je lui ai envoyé mon histoire, pour me dire qu'elle l'a enfin lue, adorée, mais qu'elle a changé de service et ne publie maintenant que des contes. Loin de m'énerver, ces réactions me rassurent. Je sens toute une sensibilité qui se débat derrière des impératifs clairement non dits. Clairement devinés.

C'est pourquoi, oui, je crois encore aux coups de coeur. Ils peuvent arriver à quelqu'un qui aura assez de pouvoir de décision, qui saura convaincre, ou qui saura s'écouter soi-même. Et en littérature générale ? (entendez, pour les adultes). J'aimerais beaucoup y croire aussi.

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