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10 août 2009

Je hais Francis Drake

J'aime les titres sybillins. Parfois des envies de cabotinage. Pourvu que ça ne dure pas. Je précise cependant pour éviter tout malentendu avec un homonyme éventuellement lecteur de ce blog désert seulement en apparence que ce Francis Drake est mort depuis très longtemps. Ce pirate.

Désert disais-je. Ainsi se vit le mois d'août. Un trou dans l'année. Pourtant aucune vacuité  pour l'auguste mois de cette neuvième année du deuxième millénaire ; quelque chose a lieu. Dans la chaleur languide les courants se meuvent lentement mais assurément. Quelque chose se prépare. Avec Francis Drake je me mets à débusquer les poses faciles, les émotions empruntées, l'érotisme de superficie (étroite). A vrai dire, je préfère mon pirate. Il me rend malade, vraiment malade, mais au moins a-t-il inspiré Ernest Hemingway. Et parfois faut-il être malade pour être vivante. Comment sinon appréhender les profondeurs du poisson ?

J'avoue, cela m'a plu de retrouver Francis Drake. Je l'avais connu dans un continent où j'ai vu des gens qu'il avait rendu aveugles à force de le cotoyer. Ou fous. Les deux parfois. Une légende en somme. Semant la mort dans la vie, à moins que ce ne soit l'inverse. Ainsi son essence. Ainsi son attrait, qui y a posé mes lèvres à nouveau. Encore un voyage d'été.

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