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02 août 2009
Vacances
Vacances, terme polémique. Que vaquons-nous, quel trou bée ainsi face à nous pour que nous désirions le remplir de repos ?
Vacance de quoi ? Un peu effrayant, lorsqu'on le ramène au vide.
Effrayant, oui, et sans doute avait-on peur. Nous recherchions la densité, l'intensité, étions perdus de ne point la trouver de façon immédiate. C'est toujours notre impatience qui nous trahit. Au point d'en oublier de quelle responsabilité s'est vêtue l'amitié. Pourtant nous l'avions dit : résolution de s'oublier davantage, et trouver la liberté de plus de générosité. Parfois nous ne nous sentons encore pas assez vieux.
Légère errance, donc, au début, puis même au retour. Peu l'habitude de vivre les choses de façon si extérieure. Qui sommes-nous alors ?
Mais voilà peut-être l'une des clés de la liberté généreuse.
Car peu à peu, depuis le retour, se déposent des moments, des images, des lumières, qui se chargent de cette légèreté.
Ne pas oublier le poids de la légèreté.
La densité fait son lit a fortiori, étend sa couette de feuilles très lentement, en prenant son temps.
Peu à peu, nous nous souvenons de ce qui a attiré l'oeil de l'enfant de 5 ans tout neuf, nous adultes qui étions passés devant sans la voir :

La marguerite sur son lit d'eau.
Nous avons exercé notre regard à discerner des dames couchées sur la ligne d'horizon.

Chevelure en cascade.
Nous nous sommes souvenus de nos quatorze ans, âge des peurs, des risques, de l'humour tendre et des chamallows grillés.


Commentaires
love boaaaaaaaaat, magnifique est l'écrit magnifiques sont les vacances, nos vacances.
Ecrit par : adda. | 03 août 2009
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