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17 juillet 2009

Méchanceté

Parfois des envies de méchanceté : bêtise, combien a-t-on dépensé pour ton édition/production/diffusion/publicité ? On en parle tant, partout, en affiches 4 sur 3, en voix d'hôtesse de l'air dans les temples pseudo-culturels - consommation j'écris ton nom - et je regarde sourcils froncés l'encensoir qui se balance devant nos nez, sans pouvoir l'éviter. Envie d'y cracher, y balancer un coup de pied. Ah, méchante, je saurais faire, me moquer de ce qui pollue nos sphères, toutes, de la facilité qui s'y répand, de ces esprits qui se croient eux-mêmes féroces avant d'entrer dans d'autres cases toutes neuves, cependant non moins étroites. Facile, méchante, facile, tant de médiocrité en ce monde, tant d'indulgence pour elle, et même un tapis rouge pour qu'elle y vomisse, regardez ceux qui s'y vautrent, ils ont ce sourire de robot. Méchanceté, je te connais, ton style incisif me séduit, souvent je t'aime, méchanceté, je goûte tes marges et ta jouissance. Le goût de ta bile.
Méchante, je mériterais le respect et faible serais-je alors. Ne me respectez jamais, jamais, car mon lit serait alors trop doux, je m'y endormirais. Méchante, on pourrait aussi me haïr, et ce serait une puissance d'être méprisée pour mes mots. Ne me rendez jamais puissante, jamais, jamais, car mon lit serait trop loin de la terre.
Aussi permettez, lecteurs d'ici, permettez que je n'use que peu de ma méchanceté bien que je la chérisse parfois. Je ne la sors que pour les grandes occasions.

Je réfléchis à une autre voie pour ma critique. Un autre sort pour mes mots.

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