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16 janvier 2009

Là-haut où tout est haut


Je pense parfois, lorsqu'il fait très froid, aux forges et hauts-fourneaux de tout là-haut. Le ciel gris foncé, c'est peut-être les nuages, mais c'est peut-être aussi ces fines particules carbonisées qui se déposaient sur cheveux et vêtements lorsqu'on sortait. C'était lorsque ça fonctionnait encore. Depuis, certaines usines ont été transformées en musée-salle-des-fêtes-tout-illuminé-joli-ensouvenirde.

Y'avait des grandes villes à côté, pas pour les ouvriers, mais pour les cathédrales.
Plus immenses qu'ailleurs, les cathédrales, me demandez pas pourquoi, peut-être parce que là où on a froid on a besoin de croire que c'est parce que les plafonds sont hauts. Où ptête que si on se rapproche du ciel ça réchauffe le coeur.
(Souvenir soudain de pieds de 8 ans congelés jusqu'à la douleur dans une église comme ça - un mariage -, même pas eu l'esprit de penser au coeur, du coup, mécréante que je suis).


Pourtant les maisons sont petites, plafond-bas, sombres-tapisseries-à-grosses-fleurs-beiges, toits pentus pour ouste-la-neige. On n'y avait pas chaud non plus (histoire d'économies : la preuve que c'est pas nous qu'avons bousillé la planète, alors arrêtez de nous faire porter le chapeau très haut-de-forme).

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