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31 octobre 2008
Retour sur Tiabet
Toutes les photos de cette note sont de Bernard Billot, alias Papou, auteur-illustrateur d'albums pour enfants, et qui en tant que membre de l'association Livre mon ami m'a accompagnée à Tiabet, Poum, Poindimié.
Je reviens sur Tiabet car j'ai désormais ces photos, plus parlantes que des mots.
L'accueil à l'école avait été chaleureux :

La rencontre avait eu lieu sous des cheveux d'ange :

Ensuite, la directrice de l'école nous a menés vers la maison commune, en face du temple (ici, les tribus sont soit catholiques, soit protestantes, suivant les missions qui y sont venues, mais elles restent, en même temps, fidèles à leur coutume). Là, nous attendait toute la tribu. Et une surprise de taille : la danse d'accueil des jeunes hommes. Nous, et enseignants et élèves étions en face, à assister au spectacle :




Je me souviens du moment de cette dernière photo. Ils sont restés ainsi accroupis de longues secondes, en battant des bras. Soudain l'un d'eux a éclaté de rire en disant : On va là-haut !
Puis par un geste on nous a demandé de suivre les danseurs en approchant de la maison commune. Il a fallu accomplir le geste de la coutume. J'étais un peu perdue : à qui devais-je l'adresser ? Je demande à la directrice de l'école (qui fait partie de la tribu. Seules les deux enseignantes sont de tribus voisines). Elle me désigne le petit chef de la tribu (le grand chef, lui,chapeaute plusieurs tribus d'une région), homme imposant en chemise rouge à fleurs blanches, mais ajoute que ce n'est pas à lui que je dois parler. C'est à l'homme au regard distant à ses côtés : le président de la fédération de parents d'élèves ! Normal, puisque nous représentons l'école. Il parle d'abord. C'est ce qu'on appelle les palabres, auxquels ils accordent beaucoup d'importance. Puis c'est mon tour. J'ai un manou dans les mains (un grand tissu imprimé et plié), dans lequel est inséré un billet de 1000 francs pacifiques.
J'y vais de mon petit palabre également. Lorsque j'ai terminé, le petit chef de la tribu lance un Ouiiiii, en signe d'approbation. Le président de l'APE met la main sur le manou. Chacun alors se détend, le petit chef vient me prendre par l'épaule en disant que je fais partie de la famille !
Puis c'est le festin dont j'ai déjà parlé.
Les enfants, pendant ce temps, jouent :

Au moment de partir, une nouvelle cérémonie a lieu. Un autre geste. Ils me donnent à leur tour un manou. Je leur offre un de mes livres. Ce geste-là semble les toucher, plus que je ne l'aurais cru. Le pasteur m'adresse alors un discours très émouvant. Il explique qu'il est déjà grand-père, que lui, enfant, n'a pas eu la chance d'être porté vers les livres, encore moins la chance de rencontrer un auteur, et qu'il est très touché que je sois venue, pour apporter un peu de cela à ses petits-enfants...



Commentaires
Un autre article ici :
http://www.lnc.nc/articles/article_70548_231380.htm
Ecrit par : Florence | 04 novembre 2008
Un seul mot: ex-tra-or-di-nai-re.
Ecrit par : Laure | 27 novembre 2008
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