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30 juin 2008

Avatars feuillus fêtés par correspondance



Oui tout le monde dit qu'il fait trop chaud, moi je dis oui mais non, non non moi j'aime, je n'en souffre pas, au contraire, je mets des robes en toile de parachute, et puis je me répète je sais mais encore ce soir les martinets passent devant ma fenêtre, rayant les nuages roses de leurs cris et trajectoires circulaires ; l'air est doux après qu'on ait tant distribué de sueur, nos corps ruisselaient, parce que oui l'été c'est les corps, y'en aura pas que dans les transports en communion pas spirituelle, des corps, faut aller dans les fêtes, la peau brûle un peu, j'aime, ça donne bonne mine.
Il me semble enfin vraiment vivre, l'été. Corps sans entrave. Corps léger qui sautille au-dessus des trottoirs. Ah mais oui, grande intensité sous les feuilles, ça grouille pendant que le monde tourne autour du hamac, pendant que les livres volatilent devant les collines violettes et les oiseaux qui dansent.
Je me laisserai engourdir par la chaleur, y'a pas à lutter, oui oui je bouquinerai sous un ventilateur, mais je travaillerai aussi, peut-être le vrai travail. La vraie vie. Enfin du temps, alleluiah dieu est bon dans sa miséricorde devant le monde qui glisse sur un panier de cerises. Paraît que ça fait des tâches indélébiles sur les beaux atlas des parents. Ca fait même pas des formes de léopards. Peut-être de singes en été.
Les léopards se forment dans ma tête, puis z'imaginez pas mais leurs griffes se retrouvent dans mon ventre. Ca rugit bon sang de bois, ça étreint le coeur qui grandit sous le soleil, c'est connu, même sans arrosage (sauf un peu de muscat).
Quelque chose de physique pour écrire, non pas dans ce sens-là, c'est l'inverse, c'est écrire qui fait ressentir quelque chose de physique, je crois. Enfin pour moi c'est ça. Au départ ça peut être rien.
On écrit parce qu'on est vivant.
Ecrire maintient la tête au-dessus de la vie, au-dessus des feuilles, d'Apollo 13 et son café lyophilisé.
Bien éveillé.

Je serai pas hors des fêtes. Etre invitée à une fête, pour moi, c'est un cadeau formidable. C'est preuve qu'on pense à moi, qu'on aime que je sois là. C'est trop d'honneur. Comment pourrais-je refuser ?
Faire la fête, c'est une façon de bouger sur son chemin, tout en marchant sur le chemin des autres, un peu, très peu, c'est vrai, mais ensuite, la nuit, on entend les écureuils et les étoiles.
Les fêtes n'ont aucun sens, comme la vie.
Les fêtes, ce n'est pas la vitesse, bien au contraire. Pour moi c'est comme faire du sur-place. C'est être immobile mais bouger quand même. C'est peut-être même ne pas vraiment vivre, mais en tout cas c'est voir, et engranger. Souvent je me laisse penser - ma faiblesse - que j'y perds mon temps (je pourrais plutôt lire un bouquin, écrire un truc, avoir une vraie discussion longue et suivie avec un ami, ah la la), mais c'est un temps creux qui m'est cher, auprès d'êtres qui me sont chers. Un temps qui crée une place en moi pour d'autres choses, ensuite. Un creux, oui. Ensuite, quand il pleut, quand l'orage passe, quand les lectures se font, quand le sens arrive, le creux se mue en assiette, qui peut enfin se remplir.
C'est rester sous les feuilles, un temps. Remplir les rainures de sourires, rires, regards pétillants, d'amitié, de danse, de musique.
Puis rebondir avec une énergie incroyable vers la vie et notre formidable imaginaire créateur, celui qui nous permet de croire que la mort c'est la vie, que l'amour c'est l'amour, et toc.
Et écrire, enfin (mon repos à moi, mon abandon, mon hamac, mon midi à ma porte, avec un quatorze heures tourné vers les portes des autres).
Les correspondances sont bien vivantes.

25 juin 2008

Culture Internautique

Après Clarabel, Lily, c'est maintenant Florinette qui parle de La fille qui dort sur son blog !

C'est ici.

Un grand merci, Florinette. Je suis très touchée d'être ainsi lue, et que mes mots touchent à leur tour.

Je me répète peut-être, mais j'ai encore envie de rendre hommage à ces amoureux (en l'occurence amoureuses !) de la littérature, qui partagent ainsi leurs lectures sur le Net, suivant davantage leur plaisir que les influences médiatiques. Je crois bien que c'est Le Magazine Littéraire d'avril ou mai je ne sais plus, qui traitait ce phénomène, citant par exemple le blog de Clarabel, et parlant de culture indépendante. 

 

Et , une autre critique qui fait très plaisir, cette fois écrite par une libraire québécoise. Je ne sais pas si ça se fait, mais encore envie de dire merci !

24 juin 2008

Par la fenêtre

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dolange.road.west.jpg
 
(Dorothea Lange) 
 

21 juin 2008

Ailleurs

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(Dorothea Lange) 

15 juin 2008

Willem De Kooning

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05 juin 2008

Une flèche dans le jardin

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(Klee) 

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