04 juillet 2009

Waliat

Tu faisais partie de mon groupe de grande section lorsque j'étais instit dans une école du centre de Marseille.

Aujourd'hui, j'ai ressenti le besoin de chercher ta date de naissance. Je l'ai trouvée sur la liste de mes élèves, dans le dossier "ecole" de mon ordinateur. Tu es née en mars 2001, deux mois après ma fille.

J'avoue, je ne me souvenais plus de ton visage. J'ai ressenti le besoin de chercher ta photo. Trouvée dans le même dossier.

Sur cette photo, tu portes un tee-shirt rose, un pantalon bleu, tes nattes sont serrées sur la tête, tu es assise sur l'un des bancs du coin regroupement, et tu lèves le doigt, de ton air grave de petite fille réservée. J'avais collé cette photo sur un tableau de règles de vie, affiché sur un mur de la classe. Pour prendre la parole, il fallait lever le doigt. Tu savais bien le faire : tu étais très sage.
Sur cette photo, je réalise que tu montres le ciel.
J'ai ressenti aujourd'hui le besoin de me souvenir de toi.

Mais je ne me souviens plus du son de ta voix.
J'aurais dû te laisser parler sans avoir à montrer le ciel.
Parler, parler, parler, parler.

Parce qu'aujourd'hui, j'ai appris que tu étais là-haut il y a quelques jours, dans ce là-haut que tu désignais alors, tu étais, dans cet avion-poubelle que le dédain et le mépris ont fait s'écraser aux Comores.
Il y a quelques jours, là-haut, juste avant que tu portes le numéro 131 sur la liste des victimes, longue litanie de noms inertes, te dire tu avait encore un sens.


Ce matin, une marche silencieuse aura lieu à Marseille, départ Porte d'Aix, pour Waliat, et tous les autres.

01 juillet 2009

Fausta

Je cherche pourtant, je cherche à être touchée, et j'ai tenté Etreintes brisées d'Almodovar (déçue), puis Tokyo Sonata de Kurosawa (magistrale démonstration du naufrage du monde ancien dramatiquement et simultanément mêlé à celui du monde nouveau ; beaux personnages de femmes et d'hommes mais j'en suis restée loin, peut-être à cause des facilités lyriques du scénario).

Et enfin, hier soir, avec deux amies de coeur et de culture, j'ai rencontré Fausta.

 

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C'est d'abord son visage qui m'a attirée. Je l'ai vu, sur les affiches, et je l'ai trouvé beau. Son regard triste et distancié ressemble à celui des photos de Camille Claudel, de Dora Maar, et, beaucoup plus proche de Fausta, de Frida Kahlo.
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Comme pour Frida, c'est le corps de Fausta qui exprime les douleurs d'un pays.

Fausta incarne un passé collectif marqué par la terreur, mais la grâce et la lumière de la jeune Magaly Solier nous rappelle que le présent ainsi que l'avenir sont le fait d'individus qui recommencent tout de zéro, toujours, partout, avec la même énergie, la même force, la même puissance de vie.

La même beauté.

Et dans ce cas, dans la poésie et les métaphores inattendues. Dans les images d'un Lima aux larges étendues arides et nues, désert de rues de terre et poussière dont il faut raser les murs sous peine d'être attrapée, les entrailles rongées, jusqu'à, enfin, la mer salvatrice de mère morte. Les images de mariages tous en toc, "tout est faux", sourires et joies forcées d'un pays qui cherche un bonheur aux traînes de mariée qui refusent de voler malgré tous les ballons de baudruche qu'on y a accrochés.

Fausta est un piano cassé, mais qui chante encore. Elle est un collier démonté aux perles libres qu'elle ramasse puis regagne par la beauté de sa voix, la seule qui sonne juste et violente. On en volera la mélodie mais pas l'émotion ni le sens. Les perles de ses chansons resteront rassemblées au creux de son poing fermé. Elle est ces bonbons aux couleurs acidulées de l'enfance éparpillées à terre. Elle est une fleur qui se croit pomme de terre.

 

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Aussi, sublime humanité de ces hommes qui l'entourent : l'oncle impuissant et le jardinier qui, enfin, la porte (au-delà de cette porte électrique qui s'ouvre du jardin sur le monde grouillant où règne sa peur).
Fausta : toutes les femmes. Et un immense bonheur qu'enfin, ENFIN, un film parle nous, de moi.
Fausta : l'Homme fait femme.

29 juin 2009

Sur le quai d'un port


On ne peut que faire la supposition d'être compris.

Avec l'être qui parle le même langage que soi-même, tout échange est miraculeux. L'amitié fait son lit et s'allonge au creux de notre âme, soupirant d'aise, l'emplissant de son souffle lourd, léger, lourd, léger. On se délecte de certains mots. Leur douceur. Le frémissement que l'on sent entre les lignes comme frondaisons. Cela bruit doucement. Cela rit souvent. Frémit parfois.
Confiance.


Ami, aie confiance en mon infinie possibilité de mouvance, comme je crois en la tienne.
Ami, tu ne peux pas me dire : tu vas aimer ce film. Ne pas aimer celui-là.
Jamais je n'oserai te dire cela, car enfin qui es-tu ?
Tu ne peux pas supposer de quelle façon je vais comprendre ce livre.
Tu ne peux pas connaître ma finesse de compréhension.
Ma vitesse d'absorption des idées t'échappe.
Le changement de mes goûts te dépasse.
Ce vers quoi je vais te regarde sans te regarder.
Tu ne peux pas mesurer mes douleurs à l'aune de celles qui sont passées.
Tu ne peux pas en savoir la cause ou l'isolement.
Mais peu importe : prends-les en compte.
Sois présent sans comprendre.
Ami, tu n'as pas le droit de te croire supérieur à moi. En quoi que ce soit.
Tu ne peux pas penser que tu comprends cela mieux que moi.
Ne pense pas non plus que je ne pourrai pas te comprendre. Ni que je le pourrai.
Tu ne dois pas te croire plus libre que moi. Ni moins.
Même si tu crois le cacher.
Je sens tout.

C'est autrement que nous devons nous comprendre (prendre avec).

Regarde ce paquet humain.


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Tu es celui qui porte ou celui qui est porté. Cela dépend.
Tu es l'un ou l'autre.
N'oublie pas : j'aimerais que tu sois celui qui est porté.
Je l'aimerais avec passion.
Nous parcourons ces galeries, passons devant ces volées d'escalier, je te porte.
Porte-moi.
C'est tout naturel.
Ne te demande pas qui est le plus lourd ou le plus léger.
Laisse-toi porter, je t'en prie.
L'homme fort et noble est celui qui peut vivre seul avec soi-même,
mais il est aussi celui qui comprend le désir de port d'autrui.
La solitude des uns s'arrête là où commence la solitude des autres.

Confiance, disais-je.

L'esthétique du naufrage

 


Dora Maar, photographe :

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27 juin 2009

L'un des tout premiers blogs

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Dans le château d'Issogne, en Italie (Val-d'Aoste), une fresque représente un extraordinaire témoignage sur la vie quotidienne au XVe siècle (ici la boutique d'un apothicaire).
Plus tard, au cours des XVI et XVIIe siècles, des visiteurs ont gravé près d'un millier de graffiti qui commentent ces fresques...
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25 juin 2009

Histoires de lire

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"Les copains, le soleil et Nabila" a été présélectionné pour concourir au Prix Roman jeune Primaire 2010 de Laval.

Le lauréat sera connu en janvier et rencontrera ses lecteurs quelques jours en mai ou juin.

Avant de publier pour la jeunesse, j'ignorais complètement qu'il existait tous ces prix et concours ! Cette fois, ce sont les bibliothécaires de Laval qui donnent de leur énergie pour amener les enfants à lire. Et encore une fois je me sens reconnaissante que mes ouvrages et bien d'autres puissent plus facilement, grâce à de telles personnes, parvenir entre les mains des jeunes lecteurs.

 

Et un grand merci à la documentaliste du collège Fontenay de Chartres-de-Bretagne pour son envoi d'article et de photos : un éclat de soleil ce matin dans ma boîte aux lettres.

24 juin 2009

Crainte et tremblement


Parmi soleil ciel bleu déjà plage été cri des martinets montagnes violettes au loin douceur des fins de soirée chaleur des journées enfants dans la rue SDF qui ne meurent plus, parmi grandes fêtes galas spectacles des enfants année scolaire qui s'étend planning qui déborde amitiés qui ne se donnent pas le temps lueurs dans les regards déçues de ne pas retenir, parmi le tout-parcellaire et le rien-d'absolu jamais jamais ou bien deux ou trois secondes par jour, le beaucoup moins que minimum requis, parmi ce tourbillon du mois de juin, aucunement trouvé le temps d'écrire, mais un peu, très peu, beaucoup trop peu le temps de lire.
D'abord Qui a peur de la littérature pour ados, d'Annie Roland, qu'on nous avait offert à Rennes. Je l'ai lu avec beaucoup d'intérêt. Le processus psychique qui amène à la censure y est bien décrit. On ne peut que le condamner, mais comme souvent dans ce genre de bouquin un peu pamphlétaire, c'est le mécanisme dénoncé qui me passionne. Grande envie soudaine de lire Fahrenheit 451 de Bradbury, et de relire et savourer Peter Pan de Barrie (qui traitent du même thème, si l'on y regarde de près). Et plus grande envie encore de créer un personnage censeur, de me couler dans sa peau pour en démonter les névroses. Ah, comme cela serait bon.
Puis un bouquin acheté il y a quelques temps puis délaissé sur une étagère m'a appelée avec une soudaine évidence. Crainte et tremblement, rien ne pouvait mieux me convenir ces temps-ci, ne me demandez pas pourquoi.
C'est du Kierkegaard, mais ça y est, la philosophie ne me fait plus peur, je l'ai décidé. Je l'aborde comme on lit des romans, sans aucune fondation préalable, une inculture crasse, mais c'est comme le piano : même sans solfège on peut très vite créer sa propre petite musique, et jouer celle des autres.
Crainte et tremblement, c'est un traité d'épouvante existentielle. Assez délicieux, donc. On ignore pourquoi l'on se sent si proche d'Abraham, alors qu'on n'a pas, nous, à tuer notre enfant, et même si nous, on ne croit pas en dieu. Alors pourquoi finit-on par le comprendre aussi bien ? Kierkegaard dans ce bouquin, nous pose face à un mystère : celui que nous aurions tendance à considérer comme un illuminé, un fou de dieu, un fou tout court, eh bien l'on s'en sent proche et on l'admire. A quoi moi-même suis-je en train de renoncer ou d'accepter, qui me fait lui ressembler ? Quel est le silence que j'observe et face à qui ? Quelle est ma solitude et quelle est ma montagne de Moriah ? Quel est mon fils ? Où est mon ange ?

J'en suis dans ma lecture à l'idée de finitude et de résignation infinie : cela me touche beaucoup.

Qui plus est, l'écriture est limpide et belle. On suit les mouvements de pensée, les questions, les doutes et les émotions de Kierkegaard avec passion.

Extrait :

... Je m'imagine à l'intérieur du héros, mais je ne puis m'imaginer à l'intérieur d'Abraham ; lorsque j'atteins le sommet, je tombe, car j'y trouve le paradoxe. Je n'entends cependant nullement dire par là que la foi est une chose basse mais, bien au contraire, qu'elle est la plus haute et qu'il est déshonnête que la philosophie y substitue autre chose et la tourne en dérision. La philosophie ne peut ni ne doit donner la foi, mais a pour tâche de se comprendre elle-même, savoir ce qu'elle offre et ne rien enlever à l'homme non plus que de le distraire d'une chose comme si cette chose n'était rien.

 

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(Rembrandt)

23 juin 2009

Comme un Wou-Ki

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21 juin 2009

Midi

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Une place un jour de marché.

Pour parler à son compagnon, elle pose trois doigts sur son bras.
Sur la pointe des pieds elle se balance, pour voir son enfant jouer au-delà des étalages de poissons.
Deux doigts sur la joue pour réfléchir.
La joue a l'air flasque, pense l'enfant d'en face.
Lui croque dans sa sucette qui se brise sur sa langue. Il en retire un bâton blanc déçu de n'être plus qu'un bâton blanc.
Un chat nommé Souriceau file entre trois jambes.
Deux adolescentes aux cheveux pareillement lissés passent en se tenant la main.
L'homme assis à la terrasse de café d'à côté les imagine dans des jeux de baisers.
On le sait car de sa cuillère il caresse ses lèvres doucement, rêveusement.
La vendeuse de fromage plisse les yeux en vous tendant votre choix empaqueté. Dans un sourire.
Ses mains gardent l'odeur de l'emmental, même la nuit.
Il tâte le tissu d'un short en pensant à autre chose.
Elle se souvient soudain de l'endroit où il a posé sa main sur elle, la veille...
Si l'on regarde bien, même l'eau de la fontaine coule à vitesse régulière.
Les pavés sous les pieds ne bougent pas, résonnent à peine.
Les murs sont blancs. Leur couleur varie infimement.
Mais rien ne se déplace.
Un décor est une chose étrange. Immobile. Pérenne.

Où, parmi tout cela, où se cachent les passions obscures ?
Où s'arrête le vent dans le désert,
le navire sur l'océan
le chant des oiseaux dans les bois ?
A quel moment disparaîtra cette maison,
sur cette place,
sur ce marché ?
Sous quelle bombe de quelle guerre ?
Quelle allumette, de quelle main, embrasera un drap imbibé d'essence dans la chambre du troisième étage ?
Quel souci occupera cet esprit qui oubliera de fermer le gaz ?
Quelle loi fera se jeter cette famille du toit ?
Quelle lame de quel couteau tranchera quelle gorge ? Après quelle dispute ? Quel basculement de la raison ?
Quelle attirance vers la folie ?
Quelle adoration de quel dieu fera se jeter ce groupe de jeunes gens sur un seul ?
Là, ici, là où se trouvent les mâches et les roquettes.

Quand, dans ce décor à la lumière de plus en plus dure ?

Femmes, hommes, enfants, ici, maintenant, bercés par les effluves d'huile d'olive,
Femmes, hommes, enfants, là, bien là, en mouvement immobile,
aucun ne se pose la question.
Bientôt le repas de midi.

13 juin 2009

Proverbe

Mieux vaut être belle et rebelle

Que moche et remoche.


Anonyme, XXIe siècle

Cité en exergue de A leur corps défendant de Christine Détrez et Anne Simon

 

12 juin 2009

Prix jeunesse du Touquet-Paris-Plage

couvmaire.jpgMa mère est maire a été sélectionné et distribué dans chacune des classe touquettoises de cycle 3. Les enfants éliront leur auteur préféré qui sera récompensé par un Prix de la Ville du Touquet-Plage.

Remis des prix le 13 novembre.

Cette bonne nouvelle tombe à pic en ces lourds temps de fin d'année scolaire.

 

 

07 juin 2009

A Rennes


D'abord je tiens à tordre le cou à une idée fausse : en Bretagne, il fait un temps magnifique ! Nous avons même eu très chaud.
C'est Be Safe de Xavier-Laurent Petit qui a gagné le prix ados.
Mais La fille qui dort a gagné tant et tant d'autres choses. Elle et moi nous avons rencontré, vous les lecteurs, et c'étaient de nombreux cadeaux que vous m'avez offerts.
Quelques lumières que je retiens :
Klervi, quand tu es sortie du forum avec ton amie, tu es passée près de moi. Très vite, tu as déposé un papier plié en deux dans mon panier rouge. La surprise m'a empêchée de te retenir. Tu es partie aussi vite que tu es arrivée, tu marchais sans te retourner, ton amie à ton bras. Le papier déplié, j'ai découvert un portrait. C'était moi, de profil. J'ai compris que tu étais assise à ma gauche durant le forum. Je ne t'ai pas vue faire. Il ne s'agit pas d'un dessin d'enfant, parce que tu n'es plus une enfant. Il s'agit d'un dessin maîtrisé, aux techniques réfléchies, sans doute utilisées maintes fois. C'était si ressemblant que les trois personnes qui m'accompagnaient en ont poussé un cri de surprise. Alors j'ai couru pour te rattraper. C'était difficile, vous étiez plus de mille sous cette halle. Mais j'ai réussi. Je t'ai remerciée, mais c'est ton amie et toi qui l'ont fait mieux que moi à mon égard. Deux secondes plus tard c'était Claudine qui m'arrêtait et me dit : "je voulais vous remercier, parce que c'est le seul livre que j'ai réussi à lire en entier".
A partir de ces moments, le décernement du prix qui allait suivre ne m'importait que peu. J'avais déjà gagné.
Mais ce n'était pas terminé.
Il y eut, le lendemain, Marion, accompagnée de sa mère. Merveilleuse rencontre qui nous émut tous. Impossible d'en dire plus. Les présents s'en souviendront. Comment te remercier, Marion ?
Beaucoup, beaucoup de paroles de nombreux d'entre vous, émouvantes.
Et puis des écrits : la critique pleine de maturité écrite par Paul, la sensible acrostiche écrite par Jessica. Et puis ces mots anonymes, transmis par Katell :
"Merci ! J'ai lu votre livre en premier (au départ parce que c'était le plus petit) eh bien c'est mon préféré. Votre chef d'oeuvre pour ados m'a même sauvée, pas parce que je suis narco mais parce que Johanna me parle."
Je n'en saurai pas plus et c'est bien ainsi...


Difficile d'en dire plus.
Pourtant je veux parler de mon admiration pour toutes ces bibliothécaires (un seul homme parmi elles !), qui se sont tant démenées pour organiser ces rencontres, pour leur gentillesse et leur dynamisme. Et bien sûr même sentiment pour toutes les organisatrices, Katell, Marie-Anne, Catherine, Amélie...

Rencontre aussi avec d'autres auteurs. Au début nous n'étions que cinq, et c'était une ambiance agréable et pleine d'humour. Pascale Maret, Fabrice Colin, Johan Heliot et Hélène Montardre, c'étaient eux, de ces écrivains prolifiques et sans doute talentueux (j'avoue n'en avoir lu encore aucun mais je compte bien me rattraper) qui ont su garder toute leur simplicité. Les autres sont arrivés plus tard, sont restés moins longtemps, et je n'ai pas eu l'occasion de leur parler beaucoup, sauf Karine Reysset dont j'ai pu découvrir le naturel sympathique.
Avec eux, l'une ou les autres, découverte des rues de Rennes, ville que j'ai beaucoup aimé, spacieuse, aérée et toujours en mouvement. Grand regret de ne pas avoir eu le temps de voir Saint-Malo.

Je retiendrai aussi les voyages en train, aller et retour, avec cette constatation toujours réitérée : le mouvement fait affluer un flot ininterrompu de pensées ou paroles en moi. Mais pour ne pas les endiguer, je n'ai sorti ni stylo ni carnet, si bien que j'en ai presque tout oublié. Tant pis, c'était un bonheur cette vie-là de quelques heures. Et puis j'en ai profité pour terminer La vie matérielle de Marguerite Duras, et c'était encore une autre sorte de bonheur. Merveilleux petit livre que celui-ci. Une autre voix encore en moi. Une autre vie.

 

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A Chateaubourg, la rencontre eut lieu dans un cinéma.

 

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A Chartres-de-Bretagne, découverte d'ados érudits et passionnants (alors comment prononce-t-on Oedipe ??)

01 juin 2009

Prix Ados

visuel-prix-ados.jpgC'est parti !

Départ pour Rennes, pour le prix ados. Tout tout tout à ce propos ici.

Programme pour La fille qui dort et moi :

mardi

rencontre à la maison de quartier Bellangerais de Rennes puis au cinéma de Chateaubourg

mercredi

rencontre à la médiathèque de Le Rheu

Remise du prix au Triangle de Rennes

jeudi

rencontre à la médiathèque de Betton, puis médiathèque de Chartres de Bretagne, puis à la bibliothèque de Saint-Thurial.

vendredi

rencontre au collège Angèle Vannier de Saint Brice en Cogles

rencontre à la bibliothèque de Cleunay, Rennes

rencontre à la médiathèque de Bruz.

29 mai 2009

Retour sur la Comédie

Ce qui était aussi très sympathique à la Comédie du livre de Montpellier, c'était de mettre un visage sur les noms de tous ces membres de l'association Autour des Auteurs du Languedoc-Roussillon. On échange souvent par mails, sans s'être jamais vus, pour beaucoup. Plaisir de revoir  aussi ceux que je connaissais déjà comme Janine Gdalia, ma voisine de 3 semaines durant la résidence d'auteur à Vauvert, Jo Witek rencontrée à un pique-nique de l'asso, tout comme Marie-Laure de Noray en grande partie grâce à qui j'étais là, Antoine Barral, et puis Joëlle Wintrebert, Lilian Bathelot, et d'autres, d'autres, d'autres (on est nombreux).

Par exemple, Marie Rivet, qui était munie de son appareil photo.

Elle a pris en photo cet inconnu, mais qui est-ce donc ?

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Attend-il Godot ? Mais non, c'est Bégaudeau !
Là, c'était sous une tente où il répondait aux questions concernant son dernier livre, Vers la douceur. En réalité il n'a fait que nous parler gastronomie, le filou.

Mais aussi tout de même des références à Spinoza et au Plume de Michaux, entre autres. Bien, bien. Je lirai peut-être son livre, donc...

27 mai 2009

Les gens

Heureusement, il reste l'accueil des lecteurs (et des professeurs, des documentalistes, des bibliothécaires...).

Ici, c'était au collège Jean Moulin d'Alès, le 19 mai dernier (la photo est petite pour des raisons de droit à l'image) :

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Et je n'ai pas dit combien j'ai aimé La Comédie du livre. Cette fois ce sont les personnes travaillant à la librairie Le Grain des mots que je dois remercier pour leur gentillesse, et vous tous bien évidemment, qui vous êtes arrêtés devant mes livres.
Quant au débat organisé par Citoyennes Maintenant sur l'égalité garçon-fille notamment dans les encyclopédies pour enfants sur le corps humain, il était passionnant. L'étude sociologique réalisée par Christine Détrez est à se procurer d'urgence : avec Anne Simon elle a publié au Seuil A leur corps défendant- Les femmes à l'épreuve du nouvel ordre moral.

La fête du livre de Mèze était aussi très agréable, quoique bien plus tranquille !

Et à chaque fois, de belles rencontres.